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Exercice qui fait du bien #3

Lâcher son ego

Un ego, dépendamment de comment nous l’utilisons, peut être un allié ou au contraire, une entrave à notre épanouissement. Pour ma part, je travaille à le calmer et à ce qu’il demeure paisible. Parfois, je le préfère en deuxième plan. Avec le temps, j’ai appris que mon ego était fragile dans un environnement de travail. La peur qu’il soit froissé ou qu’il ne soit pas estimé à sa juste valeur me pousse souvent à des actions que je regrette. J’ai appris à m’en tirer avec une simple question: « est-ce que c’est un petit ou un gros problème? ». La plupart du temps, la situation est relayée aux petits problèmes et balayée hors de ma route.

Mon ego

Mon ego a été testé à plusieurs reprises cette semaine. J’ai eu deux occasions en or de m’obstiner sur des sujets pour lesquelles je savais au plus profond de moi que j’avais raison, j’ai glissé dans le stationnement de mon travail, (j’ai exécuté une éblouissante arabesque peu gracieuse devant quelques spectateurs attentifs), j’ai rejeté à mes collègues une erreur que j’avais commise et j’ai eu une entrevue à la télévision.

La première occasion s’est présentée jeudi soir, mon chum avait fait une épicerie que j’avais rangée dans le réfrigérateur et le garde-manger. Plus tard on était en train de souper, on a commencé à parler des deux sortes de sauces à spaghetti qu’il avait achetées. Je lui expliquais mon raisonnement derrière mon choix entre les deux sauces pour le repas de pâtes que j’avais servi. J’avais choisi ail rôti et poivron plutôt que quatre fromages. Il était convaincu que la deuxième sorte n’était pas quatre fromages. Je me suis dit : « est-ce que ça vaut vraiment la peine de s’embarquer dans cette discussion-là ? ». Puisque je suis en mode « économie d’énergie » ces derniers temps, la décision était naturelle. J’ai changé de sujet en laissant planer le doute sur la deuxième sauce mystère.

Le lendemain matin, mon chum cherchait son téléphone. Je lui ai répondu que j’avais branché celui avec la protection grise dans son chargeur (il a un autre cellulaire pour le travail). Le sujet d’obstination numéro un pour mon amoureux et moi, c’est à propos des couleurs. On ne détecte pas les mêmes couleurs. Pour lui, son téléphone est beige. Nous avons aussi des serviettes de bain qu’il voit brunes tandis qu’à mes yeux, elles sont bleues. Puisque nous avons tous les deux raison et que, dans notre cas, c’est une question de perception, j’ai laissé tomber et je lui ai donné le point en me disant : « qu’est-ce qui est le plus important, que mon ego gagne sur la fameuse couleur du téléphone ou que mon chum passe une belle journée ? ». J’ai choisi mon chum.

En ce qui concerne la figure de patinage de bottines dans le stationnement de mon travail, c’était certes inélégant, mais ça a fait en sorte que les gens qui ont observé mes jolis mouvements saccadés ont fait super attention en se dirigeant vers l’établissement. Une chute est si vite arrivée. J’ai peut-être évité une commotion cérébrale à quelqu’un !

Le même matin, j’ai fait une erreur au travail. Rien de gros. C’était facilement récupérable. Mon premier réflexe a été d’en rejeter la responsabilité et de mettre la faute sur quelqu’un d’autre sans pointer personne en particulier. Après avoir solutionné le problème, j’ai eu un flash. C’était bel et bien moi qui avais commis l’erreur. Ça me revenait ! C’était bête. J’espère pouvoir mettre mon ego de côté pour les prochaines situations similaires. Je souhaite en tout temps avoir le bénéfice du doute sur moi-même et, même si je ne me rappelle pas de tout, de me permettre de prendre le blâme.

Ma dernière confession remonte à hier. Mon entrevue à la télévision m’a beaucoup stressée. Je me suis pomponnée longtemps avant l’enregistrement. J’avais peur de l’image que j’allais projeter à l’écran. La vie me ramène souvent des choses dans la face pour que j’en tire des leçons et que j’évolue. Lorsque je discutais avec l’animatrice, j’apercevais ma grosse face, pleine largeur, dans l’écran devant moi. C’était absolument déconcertant et ça m’a donné du fil à retordre pour me concentrer sur mes paroles. Encore à ce jour je n’ai pas visionné l’émission, mais je me dis que je n’en ferai pas la publicité si je n’aime pas ce que j’y projette. Comble de tout, vu la rareté du port de mon « attriquement » et de mon minois maquillé à outrance, j’ai pris plein de selfies pour ensuite les publier sur mes réseaux sociaux personnels. Les jolis messages de mes amis ont afflués, mon ego s’est gonflé. En étant entièrement consciente de l’effet que cette publication allait susciter (en plus de me vanter de l’entrevue à la télé), je ne me suis pas sentie très fière. Mais je me pardonne. Ça m’a fait chaud au cœur de lire les beaux commentaires de mes amis. Et puis après, c’est tu un petit ou un gros problème ça?

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