Posted on
journée internationale sans régime

Journée internationale sans régime

Ça commence souvent comme ça.

Un régime.

Pour perdre un peu de bedaine.

Pour affiner notre profil.

Pour se préparer pour l’été.

Beach body mon cul.

On suit les diktats externes qui nous enseignent comment garnir l’assiette.

Afin de s’introduire dans le monde moulu, admirable.

On est motivés. Gonflé à bloc.

On se créer un plan de match pour atteindre nos objectifs.

Appelle ça un programme, un style de vie, une diète, whatever you want, c’est toute la même affaire anyway.

Pis of course que ça marche!

On commence à perdre vite. Feeling good! On continue, on est crinqué.

On a faim, c’est normal, on s’y fait.

Plus les livres s’envolent, plus l’ego s’amplifie, en écho aux commentaires élogieux sur notre apparence.

T’es ben beau beau beau, t’es ben belle belle belle, ça te va bien bien bien!

L’estime gonfle. On ne s’était pas senti aussi bien depuis des lustres.

Et puis, un jour, on brise nos interdits.

On craque pour un mets maudit, un repas exclu du plan.

Maudite marde!

On ressent les remords. On se tape sur la tête.

Pis on se dit, eh ben tant pis! Tant qu’à avoir scrappé ma journée, je vais le faire pour vrai!

On se lance dans les aliments dont on s’est privés depuis fort longtemps. Les défendus, ceux classés dans notre black list.

Et la débandade perdure. On se remets au régime. La loop en continue / ou bien, on répond à la culpabilité par des montagnes de sport ou de purges, on vomit, on s’enfile des laxatifs / ou bien on ne démord pas du régime. On continue de maigrir, de maigrir, de maigrir. On n’a plus de brakes.

À la vie, à la mort.

Pour moi, régime signifie TCA.

On peut être fragile. La tête pis l’corps peuvent nous casser.

À utiliser carefully.

Pour moi, c’est bannis.

 

Share this post

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur print
Partager sur email

Commente ici!